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Perfectionnisme : comment vivre sa vie de femme ?

Jamais assez bien. Cela vous parle ?

Pour ma part cela a représenté une grande partie de mon existence…

Pendant mon enfance, j’étais la petite fille modèle avec de belles qualités. Celle qui dit toujours oui à tout, sage comme une image, qui travaille bien à l’école et qui ne fait pas de vague.  J’avais tellement peur d’être rejetée !

Mes parents me demandaient toujours de faire « mieux » : d’avoir une meilleure note que mes copines, de mieux me comporter, de mieux travailler mon violon, etc…

Et j’ai grandi avec cette croyance que ce n’était jamais « assez ».

Je n’osais contredire personne : mes copines, mes parents, et plus tard, ni mon boss, ni mon mari. Je voulais tout contrôler dans ma vie, en quête de la moindre erreur. J’étais devenue une sorte de robot social qui ne pouvait être libre de ressentir et d’être…. J’étais extérieurement

« Madame Parfaite » : mariée, avec une jolie petite fille dans une belle maison, des relations amicales…. mais c’était loin d’être le bonheur à l’intérieur ! Je me conformais aux attentes des autres et je n’avais plus d’objectifs personnels, de rêves.

Sommaire

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Si l’on devait définir les différents aspects du perfectionnisme :

Selon le Larousse c’est une personne qui est animée, obsédée par un souci exagéré de la perfection en toute chose, notamment qui apporte un soin extrême, excessif dans la finition de son travail. De manière simple et générale, on pourrait résumer le perfectionnisme comme l’incapacité à accepter ce qu’on ne considère pas 100% parfait.

Les manifestations du perfectionnisme

Être perfectionniste, ce n’est pas forcément de bien ranger ses stylos, de posséder une maison super rangée ou de faire son ménage sans arrêt, au travail comme à la maison. C’est aussi avoir des attentes très élevées, un fort niveau d’exigence face à soi-même. On a l’impression de se battre contre soi. On veut tout commencer en même temps. Atteindre un état d’excellence absolu. Il y a une différence entre bien faire et trop bien faire…

Et lorsque quelqu’un fait une remarque on redouble d’efforts ! Au mieux on est soulagée mais jamais satisfaite !

Vous vous demandez si vous êtes perfectionniste ; voici 10 manifestations de perfectionnisme :

1.    Ne pas révéler d’information qui donnerait de vous l’image d’une personne imparfaite.

2.    Éviter les situations dans lesquelles on croit ne pas pouvoir être parfait(e).

3.    Ne laisser aucune place à l’erreur. Et du coup corriger immédiatement ce qui doit l’être.

4.    Avoir une façon bien précise de faire les choses, au point qu’on vous le fasse remarquer.

5.    Se sentir anxieux/euse, déprimé(e) lorsque l’on n’est pas parfait ou que l’on commet une erreur.

6.    Être excessivement sévère et critique envers soi-même.

7.    Ne pas supporter les imperfections de sa peau, de son corps.

8.    Procrastiner. Reporter sans cesse, avoir de la difficulté à entamer ou terminer la moindre tâche.

9.    Éviter de déléguer, car on croit que l’on fera mieux par soi-même.

10.  Connaître des problèmes relationnels à cause de son niveau d’exigence

 

Vous devinez d’où vient le problème…

Puisque absolument rien dans la vie n’est parfait, le perfectionnisme nous condamne :

·         Au stress ;

·         À la frustration ;

·         À l’autocritique ;

·         Et à l’incapacité d’être satisfaite et heureuse (puisque la perfection reste fondamentalement inaccessible).

 

Il en découle de gros problèmes d’estime, de manque de confiance, complexe infériorité, voire parfois de problèmes de santé.

 

Et d’où vient le fait d’être perfectionniste ?

Le perfectionnisme se développerait sous l’influence de 3 facteurs: génétique, familial et culturel.

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De nombreuses recherches tendent à démontrer que plusieurs traits de personnalité, tel que le perfectionnisme, sont héréditaires. Nous venons au monde avec un tempérament et certaines personnes seraient davantage prédisposées que d’autres au perfectionnisme. Par la suite, toutefois, notre personnalité se forge à partir des expériences vécues dans notre environnement.

Beaucoup de perfectionnistes sont élevés par des parents qui ont des exigences personnelles très élevées. Ces parents peuvent transmettre, de manière directe ou de manière subtile, leur façon de voir et leur comportement. Leurs enfants grandissent alors souvent dans la crainte de ne pouvoir répondre à leurs attentes et de les décevoir. D’ailleurs, plusieurs perfectionnistes ont l’impression que leurs parents ne les aimeront qu’à la condition qu’ils ou elles atteignent leurs critères de réussite et craignent de commettre des erreurs.

Par exemple:

  • « Je dois absolument réaliser ce travail rapidement et à la perfection pour mériter le respect des autres. »
  • « Je dois être le/la meilleur(e) dans tout ce que j’entreprends. »
  • « Je ne dois pas échouer, car l’échec est catastrophique et inacceptable. »

 

L’enfant visera alors à atteindre des standards élevés (être parfait) pour se sentir aimé et reconnu de leur part.

Perfectionnisme et syndrome de l’imposteur

Qd on est perfectionniste on oublie ses propres besoins, on ne sait pas ce que l’on veut et on oublie qu’on a le droit de rêver !

On met la barre si haute qu’on ne peut pas l’atteindre. Et cela va nous amener à courir toute notre vie après un idéal que l’on ne peut atteindre.

 

Nous vivons actuellement dans une société qui aime davantage l’excellence et la valorise. Nous félicitons et admirons les gens qui accomplissent des performances exceptionnelles. Les réseaux sociaux encouragent énormément la comparaison et de ce fait, nous avons souvent peur de ne pas être aussi « bien » que les personnes que nous suivons sur facebook ou instagram.

Pourquoi je ne réussis pas aussi bien ? Cette remise en cause permanente peut même conduire à des états anxieux graves et générer du stress, de la fatigue voire des troubles de la personnalité.

Et bien sûr le fameux syndrome de l’imposteur : la peur d’être démasquée ! Que quelqu’un voie que je ne suis pas aussi bonne que je veux bien le montrer.

Faire la différence entre le bon et le mauvais perfectionnisme

Le bon : celui qui nous permet de savourer nos petites victoires, d’apprécier le chemin et aussi d’être volontaire et minutieuse.

Le mauvais : embourbe dans l’inaction, impossible de faire des choix, peur d’échouer. Il empêche de faire confiance, de déléguer ou apprécier les choses à leur juste valeur

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Comment s’en sortir ?

Voici quelques pistes et astuces simples à appliquer pour se sortir de ce perfectionnisme bloquant…

1.    Lister tout ce qui n’est pas parfait mais que vous faites bien

Je fais ça bien de …

2.    Apprendre à focaliser sur ce qui est bon pour soi : peaufiner 10 fois le même dossier ou passer plus de temps avec sa famille.

3.    Se donner le droit d’échouer, et donc la possibilité de réussir.

Qu’est-ce que je n’ose pas ou je n’ai pas osé tenter de peur d’échouer ?

4.    Réaliser des A.I.I : Actions Imparfaites Inspirantes. Vous allez gagner en EXPERIENCE, en CONFIANCE et cela vous amènera au SUCCES. Vous allez muscler votre résilience.

5.    Se fixer des objectifs réalistes et demeurer flexible et surtout établir vos priorités

6.    Passer de « faire des efforts pour que ce soit parfait » à « faire de son mieux ». Plutôt que de s’en vouloir lorsque le résultat n’est pas comme on le voudrait, faire une liste d’au moins 3 choses réussies : éléments positifs, ressources mobilisées, détermination, etc. S’accorder la permission de se faire du bien au travers d’un maximum de tâches : plaisir, amour, amusement, satisfaction, créativité… Préparer une « to-me list » – en réponse à l’interrogation suivante « que vais-je faire pour moi aujourd’hui ? »

 

 

Et puisqu’ils se font mille reproches et travaillent beaucoup, il devient très difficile aux perfectionnistes de se détendre et de profiter de la vie. Je vous propose de devenir consciencieuses plutôt que perfectionnistes !

 

Au final, être perfectionniste, c’est un peu le syndrome du super-héro.
On nous rabâche pendant des années qu’il faut faire les choses bien et que tout soit parfait : notre travail, notre maison, notre silhouette, notre mental, notre alimentation, nos fréquentations…
Tout ça devrait rentrer bien gentiment dans des cases parfaitement carrées pour nous permettre de devenir des héros et des héroïnes des temps modernes.
Et pourtant, pourquoi aimons-nous les héros? Pour leurs petites faiblesses ! Tous les supermans et superwomen ont leur kryptonite et c’est ça qui les rend intéressants !
Osons assumer nos petites faiblesses en lâchant du leste, prendre le temps de faire le nécessaire pour les améliorer pas à pas, parce que finalement on ne peut pas faire les choses parfaitement du premier coup dans la plupart des cas, il faut essayer, se ramasser et y retourner…La Vie quoi !

 

Après la lecture de cet article, j’espère que vous aurez compris l’essentiel. Il n’y a pas besoin de faire les choses à la perfection : le principal c’est de faire. De faire, encore et encore. De se challenger, d’oser, et de sortir de zone de confort, d’avoir des objectifs. C’est ça l’essentiel. Et vous allez pourvoir vivre votre vie de femme imparfaite, et bien dans vos baskets !

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